Souvenirs, avenir et « malédiction » lors de la visite du candidat Hollande

Publié le par repondre à Gauche 62

 

 La visite du chantier du Louvre-Lens était l'une des étapes du parcours d'Hollande, hier dans le secteur. La visite du chantier du Louvre-Lens était l'une des étapes du parcours d'Hollande, hier dans le secteur.

Campagne politique rime avec rodéo médiatique. C'est ce qu'a fait François Hollande, hier dans le bassin minier. Le candidat à la primaire socialiste a visité le secteur en compagnie de son hôte du jour, Jean-Pierre Kucheida. Petit retour sur différentes étapes, avec leurs flots d'anecdotes, de paroleset de rencontres.

 


> « Plus grand à la télé ». 13 h 45. Les adhérentes du centre culturel et social Jules-Grare réservent un accueil tout en percussion. Guidé par Jean-Pierre Kucheida, le candidat socialiste a traversé rapidement les différentes pièces. C'est aussi le seul endroit où il rencontrera la population locale. Dans la salle du club de couture, derrière leurs machines à coudre, les adhérentes observent l'une des leurs, Justine Masclef, remettre à François Hollande une rose en tissu, « peut-être que ça va lui porter bonheur ! ». L'ex premier secrétaire du PS prend soin de l'attacher à sa veste. Il la gardera un court instant. Attentive, Monique remarque : « Il a bien maigri, et il a l'air plus grand à la télé ! » > « Je vous connais ! ». Devant quelques « camarades » liévinois, le maire de Liévin assume son choix : « Nous savons du plus profond de nos coeurs que François est l'homme de la situation. » Le Liévinois comme le Corrézien auront fait le parallèle avec la visite de Mitterrand à Liévin en 1994. « Je suis revenu ici pour retrouver cet écho. Que la force de son esprit nous pousse », confie François Hollande. Devant les nombreux journalistes présents, le favori aux primaires débute la conférence de la sorte : « Je vous laisse poser les questions. Questions qui peuvent ne pas avoir de lien avec le bassin minier, je vous connais !

 » Hollande voit juste. Ségolène Royal apparaît dans la première question. Jean-Noël Guérini dans la deuxième.


> Accoudé au Louvre-Lens. Sur le site du Louvre-Lens, peu après 16 heures, François Hollande a pu constater l'avancée du chantier. Accoudé à la maquette dans le futur hall d'accueil vitré, il écoute les différentes explications et réagit : « J'aime cette idée de transparence, cette harmonie entre les oeuvres et les bâtiments. C'est important pour les visiteurs que l'entrée au musée ne soit pas un franchissement. » À ses côtés, Guy Delcourt s'exclame : « Vous imaginez ce que ça doit être pour François Hollande qui prépare déjà son discours du 4 décembre 2012 ! » Pour le jour de l'inauguration du musée, le maire de Lens voit Hollande président. Un indice pour celui qui ne veut pas se prononcer sur son choix pour les primaires socialistes ?


> Le souvenir comme étape. Le candidat socialiste a déposé une gerbe au pied de la tour lanterne de Notre-Dame de Lorette, mais aussi au pied de la stèle Saint-Amé de Liévin. En arrivant devant cette plaque érigée en souvenir des mineurs décédés lors de la catastrophe de Liévin du 27 décembre 1974, il fut accueilli par Lucien Laurent, président de l'association des gueules noires. Hollande l'a reconnu : « Ah, on se connaît déjà ! » > La malédiction des terrils. En accueillant Hollande sur la base du 11/19, le maire de Loos-en-Gohelle montre les terrils jumeaux et lui lance : « Nicolas Hulot est venu, il a escaladé le terril, il a perdu la primaire. Donc, je ne te conseille pas d'y aller ! » Après la prédiction de Guy Delcourt, l'avertissement de Jean-François Caron. •

 

 

Publicité

Publié dans Info Pas de Calais

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article