Sur un air de campagne

Publié le par repondre à Gauche 62

 L'ancien premier secrétaire du PS a été suivi tout l'après-midi par de nombreux médias. photo a. LOTH
L'ancien premier secrétaire du PS a été suivi tout l'après-midi par de nombreux médias. photo a. LOTH

 

 

Michel Moyrand en est presque persuadé. S'il a remporté la mairie de Périgueux, c'est notamment grâce à la visite de François Hollande durant les derniers jours de campagne. Pour François Hollande, Périgueux est aussi devenu le symbole fort d'une victoire. Hier, l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste était de retour mais pour son propre compte. Il est désormais à fond en campagne pour la primaire du PS, afin d'être désigné comme candidat à la présidentielle. Il s'y prépare depuis des mois avec conviction.


Depuis la mise hors course de Dominique Strauss-Kahn, et en attendant la déclaration de Martine Aubry, il est devenu le meilleur client des médias pour évoquer la course à cette élection. Il était donc très entouré hier, avec de nombreuses chaînes de télévision (et même une équipe de France 2 tournant un magazine sur lui), les radios, la presse nationale (dont « L'Express », « Paris-Match », « Les Inrock »…) et de nombreux photographes. Un joli coup de pub pour la Dordogne, soulignaient les élus périgourdins.


Une image très zen

Michel Moyrand avait bien fait les choses pour donner des images pittoresques : balade dans les rues de Périgueux, visite de la fromagerie de chèvre la Picandine à Saint-Astier, visite de l'Institut du goût de la Communauté d'agglomération à Coulounieix-Chamiers, rencontre avec le monde économique au pôle interconsulaire… et pour finir un grand meeting avec salle comble a la Filature à Périgueux

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Toute la journée François Hollande est apparu avec sa nouvelle image très zen, défendant l'idée d'une campagne sans attaques internes. « On ne prépare pas une primaire comme un congrès du PS. » Face au TSH, « Tout sauf Hollande » lancé par certains éléphants, en souriant il assure préférer le TPH, « Tous pour Hollande ». Et il regarde même avec une fausse naïveté le rapprochement de Ségolène Royal et de Martine Aubry : « Je me réjouis de les voir ensemble. »


Avant tout, il rappelle que ses adversaires et ceux de toute la gauche sont « la droite et Nicolas Sarkozy, le candidat de l'échec ; et l'extrême droite, avec Marine Le Pen candidate de la peur et de la régression ».

« Je suis une solution »

François Hollande, toujours très sollicité sur l'affaire DSK, se dit « malheureux pour la personne de Dominique Strauss-Kahn traîné à terre et pour la victime si elle fait la démonstration de la vérité ». Il pense que cette affaire n'affectera pas le PS. Mais il en rajoute dans le formalisme : « Je n'ai pas d'information, mais Dominique ne sera vraisemblablement pas candidat. » L'ancien premier secrétaire joue aussi le bon camarade avec Martine Aubry et ses concurrents. « J'essaie de mon côté de ne causer aucun problème, mais d'être une solution. » Il se projette déjà dans la véritable campagne, celle de la présidentielle. La primaire est pour lui comme un échauffement.


Sur le livre d'or de la ville de Périgueux, il a écrit : « Quelles que soient mes fonctions au lendemain de 2012, je m'engage à y revenir. »

 


SUD OUEST
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