Primaires PS : François Hollande durcit le ton

Publié le par repondre à Gauche 62

François Hollande a décidé de passer à la vitesse supérieure. Le candidat finaliste aux primaires PS, en visite mardi sur un marché de Paris, a dénoncé implicitement "les manoeuvres obliques" de Martine Aubry. Le ton monte.

 

 


François Hollande lors des résultats, dimanche soir

François Hollande lors des résultats, dimanche soir SIPA/REAU ALEXIS

Les petites phrases se font de plus en plus savoureuses au fur et à mesure que le dénouement se rapproche. Les primaires exaltent les passions chez les militants mais aussi chez les candidats. Le match Aubry/Hollande se durcit et il est peut-être temps que cela se termine. A cinq jours du vote final, dimanche, François Hollande s'est exprimé lors de son  déplacement mardi à Paris, au marché du Boulevard Ornano (Paris XVIIIe). Il n'y est pas allé de main morte.

Alors qu'on lui demandait « vous n'en avez pas marre d'être attaqué sur la gauche que vous incarnez ? Martine Aubry vous attaque là-dessus », le candidat a répondu: « Je ne sais pas, parce que ce n'est jamais frontal, ce n'est jamais direct. C'est toujours insidieux. Moi, je n'aime pas les manoeuvres obliques ». « On a à s'expliquer. Moi, je suis de gauche. je n'ai pas besoin d'en faire la démonstration», a-t-il poursuivi. Les attaques sont plus acerbes. Le devoir de réserve un peu moins présent. Alors François Hollande a fait dans la surenchère. « J'ai été dès mon premier vote à gauche. Je me suis engagé au Parti socialiste très tôt, j'ai été un militant, j'ai été un élu, j'ai conquis tous les mandats que j'ai gagnés. Je n'ai hérité de rien », a-t-il fait valoir, visant Martine Aubry, fille de Jacques Delors. Et pan !

Des durs et des mous...

Les nerfs commencent à lâcher dans les deux camps à l'aube de ce deuxième tour décisif des primaires. « J'ai dirigé pendant onze ans le Parti socialiste, sur une ligne stratégique qui a été toujours l'union de la gauche, j'ai rassemblé toujours la gauche et toujours le Parti socialiste » a-t-il poursuivi, comme pour prouver ses actes. « Je n'ai pas de leçons à recevoir et pas de leçons à donner » a-t-il asséné.

« J'ai trop de responsabilités aujourd'hui car après la primaire, il va falloir rassembler aussi. Il n'y aura pas des socialistes durs et des socialistes mous, si tant est que cette distinction ait un sens » a-t-il observé, alors que la maire de Lille accuse implicitement le député de Corrèze d'être un représentant de la gauche molle. « La conception de la gauche, c'est une gauche solide, parce qu'il va falloir être volontaire et tenir bon sur nos engagements et une gauche aussi sincère parce que rien ne doit être dit qui ne puisse être fait. Moi, je ne varierai pas sur cette ligne. Je suis pour la gauche solide et sincère », a dit encore François Hollande. Une vraie profession de foi. Les esprits s'échauffent et il est probable que le débat de mercredi soit animé.

 

 




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Publié dans Info Primaires

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