Présidentielle 2012: Hollande garde sa ligne

Publié le par repondre à Gauche 62

Le candidat à la primaire socialiste, favori des sondages depuis la mise hors jeu de Strauss-Kahn, poursuit sa campagne de terrain. Malgré son nouveau statut, il refuse de changer de stratégie.

François Hollande

François Hollande Photo : Nicolas Richoffer/Metro

 


Avec ça, je vais très haut. Je suis inarrêtable”. En déplacement dans une usine de défense et d’aéronautique près de Bordeaux, François Hollande ne résiste pas à un bon mot sur 2012 lorsqu’on lui présente des composites destinés à alléger les moteurs d’avion. Mais aussitôt, il retrouve son sérieux pour écouter, concentré, les explications techniques de ses interlocuteurs. Propulsé en pole position de la course à la primaire PS depuis l’explosion en vol de DSK, le socialiste prend garde à ne pas se brûler les ailes.


“Je ne change pas de ligne de conduite, martèle-t-il. Je n’ai jamais déterminé mon engagement par rapport à qui que ce soit.” Le président du conseil général de Corrèze continue son bonhomme de chemin, multipliant les déplacements en province, comme aujourd’hui à Bordeaux, pour cultiver son image d’homme du terroir et son réseau de militants.

Loin des batailles d’appareil. Alors que les grandes manœuvres commencent rue de Solferino et que certains évoquent un front “Tout sauf Hollande” qui chercherait à lui barrer la route, il fait mine de pas s’en préoccuper. “Faire campagne, c’est aller chercher les électeurs, pas faire de la tactique de congrès.” Pas question donc de commenter la candidature de
Manuel Valls, réactivée la veille.


Rien n’a vraiment changé depuis l’affaire de New York ? “C’est vrai que mon statut n’est plus le même, admet-il. Cela m’amène à être encore plus exigeant dans mes propositions.” S’il ne renie pas son credo du “président normal”, raillé par ses adversaires, en particulier après sa photo tout sourire sur son scooter en une du Parisien, il convient que ce ne sera pas suffisant pour l’emporter. La future stratégie se met en place : il se présentera comme “le président du quotidien”.


Son nouveau statut, Hollande le teste quelques instants plus tard avant d’intervenir face à des jeunes de l’Institut d’études politiques de Bordeaux. “Je viens peut-être de serrer la main du futur chef de l’Etat”, s’enthousiasme Erwann. L’étudiant encarté au Parti socialiste fait ses pronostics : “Il a 25 % de chances d’être élu. Ce sera du 50-50 face à Aubry, puis du 50-50 face à Sarkozy.”

 

 


Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article