RSA: une "provocation", selon Hollande
Le candidat à la primaire socialiste François Hollande a estimé qu'il y avait "une entourloupe" et une "provocation" à vouloir revoir les conditions d'obtention du Revenu de solidarité active (RSA), aujourd'hui en marge des Etats généraux du logement à Paris.
À la question de savoir s'il était d'accord avec l'expression d'"entourloupes" utilisée par Martin Hirsch, père du RSA, François Hollande a répondu à la presse "il y a à la fois une entourloupe et une provocation".
"Il y a une entourloupe, Martin Hirsch a raison. Il y a eu des dispositions fiscales qui ont été prises pour financer le RSA, notamment la reprise d'activité", a expliqué le candidat à la primaire socialiste. "Que constate-t-on ? Finalement, comme il y a eu peu de reprises d'activité liées au RSA, cette ressource a été utilisée à d'autres fins, pour d'autres missions. Et Martin Hirsch a raison de dénoncer ce qui a été une spoliation au détriment des possibles bénéficiaires du RSA", a poursuivi le député corrézien.
"Et puis il y a une provocation. Au moment-même où l'UMP discute de la question de savoir s'il faut durcir les conditions d'obtentions du RSA, à l'Assemblée nationale, il y a des dispositions qui sont votées pour alléger l'impôt sur la fortune des plus privilégiés de notre pays !", a-t-il lancé. "Si on pense que ce sont les plus pauvres qui sont les plus privilégiés, on doit considérer que la politique de Nicolas Sarkozy est la bonne !", a-t-il ironisé.
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