Le député de Corrèze répond à ceux qui pointent son manque d'expérience comme un handicap pour accéder à l'Elysée.
David Cameron et Barack Obama n'ont jamais été ministres. C'est l'argument de François Hollande dont les adversaires soulignent souvent qu'il brigue la plus haute fonction de l'Etat sans jamais avoir été ministre.
"Si on avait tenu ce raisonnement pour le Premier ministre britannique, il n'avait jamais été ministre avant de devenir Premier ministre, pour Obama, permettez-moi cette comparaison, elle peut paraître audacieuse, mais il était sénateur, et il est devenu président des Etats-Unis, ce n'est pas n'importe quel pays", observe François Hollande dans l'émission de France 3 Limousin "La voix est libre", diffusée samedi.
Le député et président du conseil général de Corrèze ajoute que son "principal adversaire, c'est l'extrême droite", notamment "par les promesses qu'elle fait qui sont inconsidérées", comme la sortie de l'euro et le protectionnisme.
"Je ne serai déçu par rien"
Il "ne pense pas" que Nicolas Sarkozy puisse gagner la présidentielle sauf à éliminer la gauche au premier tour "parce qu'elle aura été dispersée, pas unie ou parce qu'elle n'aura pas été représentée par un candidat qui aura la force de conviction nécessaire".
Il note aussi qu'il est "un des seuls à s'exprimer (sur le projet du PS) puisque des candidats supposés pour l'instant, ne disent rien". Il ajoute enfin qu'il "se mettra au service, si ce n'est pas (lui qui gagne), de celui ou de celle qui aura été choisi dans les primaires".
Comme on lui demande s'il accepterait Matignon en cas de victoire de DSK, il répond: "On verra, mais un choix de 1er ministre, c'est un choix qui dépend de l'élection présidentielle, ce n'est pas une affaire de discussion, de négociations ou de tractations, mais c'est pour moi très commode car ne demandant rien, je ne serai déçu par rien".