Hollande, le présidentiable «normal» sera «courtois» avec Aubry

Publié le par repondre à Gauche 62

 

A quelques jours de la date d'ouverture du dépôt des candidatures pour la primaire du PS et à 10 mois de la présidentielle, François Hollande est en tête des sondages.

  A   quelques jours de la date d'ouverture du dépôt des candidatures pour la primaire du PS et à 10 mois de la présidentielle, François Hollande est en tête des sondages. Thomas Samson

 

Favori des sondages en vue de la primaire au PS, ménage ses concurrents socialistes et attaque la droite. A Chelles, où l'ancien premier secrétaire du PS était l'invité d'une fête de la Rose, il a pris soin d'afficher «respect courtoisie» à l'égard de tout en estimant que sa campagne sur le «président normal» avait touché son but.

«Je ferai les choses avec respect et courtoisie», a indiqué le président du conseil général de Corrèze, en évoquant l'annonce de la candidature de Martine Aubry , annonce qui devrait tomber mardi matin à Lille (Nord) selon des sources internes au PS. «Exilé» le temps d'un week end en région parisienne, Hollande devrait poursuivre son tour de France puisqu'il se trouvera précisément dans le Nord, mardi, jour de l'officialisation de la candidature de Martine Aubry. Il s'assurera avec «ses amis» du Pas-de-Calais qu'il n'y aura pas d'interférence avec l'annonce de la maire de Lille.

Aubry «doit prendre une décision» sur la présidence du PS

Peut-elle rester première secrétaire? «Je n'avais pas posé d'exigence particulière, mais dès lors que cette question a été posée par d'autres et qu'il y a toujours un risque de polémique là-dessus, le mieux serait qu'elle prenne une décision». De partir? «Voilà. Comme elle l'avait annoncé», répond-il, laissant sous-entendre qu'elle pourrait bénéficier de l'appareil du parti pour sa campagne interne.

Interrogé sur une direction collégiale, l'ex-patron du PS a assuré qu'il ne s'opposait pas à ce que le numéro deux Harlem Désir, «celui qui est le plus proche d'elle soit son intérimaire, mais "faut-il encore qu'il y ait une direction avec des représentants de chaque candidat" et que la commission d'organisation de la primaire "soit renforcée dans ses modes de préparation".

Le thème de «la présidence normale» a touché


Apôtre de la «présidence normale» en opposition à la présidence de faite selon lui de «trop d'excès, d'extravagances, d'exhibition», François Hollande a jugé qu'«il y a de la part du Premier ministre une reconnaissance que le thème a porté». «Je sens que ce que j'ai dit depuis plusieurs mois a touché», a déclaré l'ex-patron du PS.

Sans nommer François Hollande, François Fillon a déclaré samedi que «ceux qui se font fort d'instaurer une -présidence normale- ne savent pas de quoi ils parlent», un président ne pouvant être «l'homme du quotidien» devant les difficultés qui sont les siennes dans sa tâche.

«Il a tort. Les circonstances peuvent être exceptionnelles, a rétorqué Hollande. Les conditions d'un mandat présidentiel sont forcément difficiles et éprouvantes et c'est pourquoi il faut des capacités de cohérence, de stabilité, de respect, de maîtrise, ce qui a manqué depuis près de cinq ans».

LeParisien.fr

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