France-Soir note les candidats PS : Hollande vainqueur

Publié le par repondre à Gauche 62

Nous avons demandé à 12 journalistes de France-Soir de juger, en toute indépendance et sans se concerter, la prestation des six candidats en lice DR/capture Itélé

Quel est le plus crédible ? Quel est le plus convaincant ? Quel est celui qui « fait » le plus président(e) ou semble le plus proche des préoccupations des Français ? Autant de questions aux réponses hautement subjectives. A l’heure du deuxième débat des primaires socialistes, organisé mercredi en partenariat par i-Télé, La Chaîne parlementaire, Europe 1 et Le Parisien, nous avons demandé à 12 journalistes de France-Soir de juger, en toute indépendance et sans se concerter, la prestation des six candidats en lice. Premier enseignement : les opinions sont souvent tranchées et aucun candidat ne fait réellement l’unanimité. Mais, au final, c’est François Hollande qui obtient la meilleure note de la classe : 13/20. C’est lui qui a le plus « l’étoffe d’un président » (14/20). Il est aussi jugé crédible face à la crise et convaincant. Mais, juste derrière lui, Martine Aubry, Manuel Valls, et Arnaud Montebourg se partagent un honorable 12/20. Les « jeunes » de ce débat, Arnaud Montebourg et Manuel Valls recueillent la palme des plus convaincants (14/20), mais, dans le trio, Martine Aubry a un sérieux atout : elle, elle fait davantage « présidente ».

Avec une note de 11/20, Ségolène Royal ne parvient décidément pas à être audible : elle est jugée globalement peu crédible (10/20). Pourtant, paradoxalement, en égrenant proposition sur proposition, c’est elle qui est apparue comme étant la plus proche des préoccupations des Français (13/20). Avec tout juste la moyenne, le radical de gauche Jean-Michel Baylet n’a, quant à lui, guère convaincu nos journalistes : il n’a décidément pas la carrure d’un président (8/20).

Le PS s’inquiète d’une forte participation

« Comment va-t-on faire ? » Cette inquiétude, qui a commencé à poindre à La Rochelle, fin août, gagne du terrain au PS. A dix jours du premier tour (le 9 octobre), l’intérêt des Français pour les primaires socialistes ne se dément pas. A tel point que l’audience des débats télévisés (5 millions de téléspectateurs le 15 septembre devant France 2) incite les dirigeants à revoir à la hausse leurs estimations de participation. Ils sont de plus en plus nombreux à estimer que la barre du million de Français aux urnes sera allègrement franchie. « Certains parlent de 4 à 5,5 millions de votants, confie Jean-Pierre Mignard, garant de ces primaires. On peut aujourd’hui considérer que le plancher de 1 million est acquis et qu’arriver à 2 millions serait un grand triomphe. »

Ce succès annoncé donne pourtant des sueurs froides à Harlem Désir, premier secrétaire par intérim : toute l’organisation des primaires repose sur l’hypothèse « basse » d’1 million de participants. Il faut ainsi relancer l’impression des bulletins de vote : le PS en avait prévu 4,8 millions par candidat. « Nous allons porter ce chiffre à 6 millions, explique Bruno Le Roux, soutien de François Hollande. Et j’ai appelé Harlem il y a dix jours pour qu’il organise une simulation de la primaire avec 6 millions de votants. C’est un cas de figure que nous n’avons pas testé et… sait-on jamais ? » Chez Valls, on redoute les longues files d’attente, forcément décourageantes. Et les reportages en demi-teinte, révélant un PS qui ne serait pas à la hauteur de l’événement. « Il ne faut pas que cela se retourne contre nous : nous devons être à la hauteur de cette réussite », souligne Christian Garrel, le bras droit du maire d’Evry. Un proche de Martine Aubry lui fait écho : « Est-ce qu’on saura faire face ? Avec quels moyens ? » Harlem Désir y travaille. Parmi les pistes étudiées : le dédoublement des 9.500 bureaux de vote, qui permettrait de comptabiliser deux fois plus de bulletins.


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