François Hollande : "Il revient aux autorités libyennes de tenir leurs engagements."
Retrouvez le communiqué de François Hollande suite aux propos du Conseil national de transition sur l’application de la Charia comme source de la loi en Libye.
Quelques jours après la mort de Muammar Kadhafi qui marque la fin de la dictature et de l’homme qui l’a incarné, les propos du Conseil national de transition sur l’application de la Charia comme source de la loi en Libye sont très préoccupants, même si je prends bonne note des dernières déclarations plus modérées du CNT.
J’ai rappelé à plusieurs reprises la nécessité pour la France de poser des exigences sérieuses vis-à-vis du nouveau pouvoir libyen, en matière de démocratie, de développement et de stabilisation de la région. Il s’agit là aujourd’hui plus que jamais d’une impérieuse nécessité, dans la ligne de ce qui a justifié l’intervention dans le cadre de l’Onu en faveur de l’opposition libyenne.
Je souhaite que le peuple libyen soit en mesure d’instaurer une véritable démocratie, dans le respect des droits fondamentaux et de la liberté fraîchement acquise. Il revient aux Libyens maintenant de prendre leur destin en mains et aux autorités libyennes de tenir leurs engagements.
Je condamne les propos de celles et de ceux qui, dans notre pays, agitent les peurs pour mieux s’opposer à la paix et à la démocratie qui doivent s’établir sur toutes les rives de la mer Méditerranée. Partout, de part et d’autre de la Méditerranée, la démocratie est le seul rempart contre tous les extrémismes.