Flash actu de campagne : J – 67

Publié le par François Hollande Pas de Calais

Le Chiffre du Jour
34 : malgré la crise et la baisse du pouvoir d'achat des Français, la rémunération
moyenne des dirigeants du CAC 40 a fait un bond de +34% en 2010, à 4,11 millions
d'euros. 11 dirigeants français dépassent le plafond de 240 Smics par an. Selon
l'agence Proxinvest, auteur de l'étude, "La transparence des grandes sociétés
françaises est inférieure à celle observée dans les pays où les dirigeants sont
responsables de leur politique de rémunération devant l'assemblée générale des
actionnaires (...) Le patronat français [s'y] oppose".


Il a osé dire
"L'un des fondements principaux de l'homosexualité, c'est le narcissisme, le
refus de l'autre (...) Il y a la fameuse légende de la déportation des
homosexuels. Il n'y a pas eu de déportation d'homosexuels en France. Ils
ont un art consommé de déformer la vérité (...) Si on commence à accepter
le mariage entre homosexuels, comment refuser la polygamie ? (...) Le
mariage homosexuel est une double-négation de la clé de l'humanité".
Christian Vanneste, député UMP du Nord, dans un entretien publié
aujourd'hui sur le site libertepolitique.com. Ces propos sont non seulement
homophobes mais aussi négationnistes. Il y a 4 jours, dans France Soir, il
saluait l'orientation très "conservatrice" que le président sortant donne à sa
campagne.


Le Changement c'est Maintenant
« Le débat est engagé, je souhaite qu'il se situe à la bonne hauteur, mais je
sais par expérience que rien ne nous sera épargné. Ne vous laissez pas
intimider. C'est la gauche qui a toujours redressé notre pays, à des
moments décisifs de notre Histoire. La droite a toujours joué avec les
peurs. Je vous donne rendez-vous pour le changement le 22 avril! »
François Hollande, en meeting  au Zénith de Rouen.
« Je suis le candidat de la France qui vient »


Retrouvez ci-dessous les principaux extraits du discours
de François Hollande au Zénith de Rouen


« La France doit progresser, sur tous les plans en même temps. On ne peut
pas avoir d’un côté la modernisation économique et, d’un autre côté, la
régression sociale et le conservatisme sur les moeurs. C’est tout le
mouvement qui nous fera avancer. Nous sommes le parti – je suis le
candidat du mouvement, du progrès, de l’avancée, de la conquête, du
siècle qui vient ! »


« Dominer la finance… »
« Le redressement ne sera possible que si la finance est dominée. J'ai dit
que la finance n'avait pas besoin de déposer sa candidature. Elle ne sera
pas invitée au journal de TF1 ce soir. Elle n'a pas besoin de poser sa
candidature, parce que, hélas! Elle domine sur le plan politique. Or c'est la
démocratie qui doit avoir le dernier mot. Non pas que nous n'ayons pas
besoin de banques, de financiers, d'épargne pour qu'il y ait de
l'investissement et de la création - nous en avons besoin -, mais tant
d'excès ont été commis sous nos yeux en vingt ans. La finance a pris le
contrôle de l'économie et, à travers elle, le contrôle de la société et de nos
vies mêmes. Combien de salariés m'ont expliqué que leur usine fermait,
non pas parce qu'elle n'était plus compétitive, mais parce que le taux de
rentabilité demandé par la finance était devenu si élevé qu'elle ne pouvait
plus tourner pour satisfaire cette exigence.»


« Réussir les transitions que la France doit affronter »
« Quelle est la responsabilité de notre génération ? C'est de réussir la
transition, transition entre un monde ancien qui s'épuise sous nos yeux et
un monde nouveau qui tarde à émerger, transition entre des modes de
production, des modes de consommation, des modes de transport. Nous
devons être les acteurs de cette mutation. Ceux qui vont diriger la France
pendant les cinq ou dix ans à venir doivent avoir cette grande mission.
La transition économique pour sortir de la crise avec plus de force et
d'atout pour la France de la mondialisation.


La transition technologique pour que nous puissions mettre le
numérique, l'internet, les réseaux de communication au service de notre vie
courante, mais aussi de nos entreprises et de nos emplois.


La transition énergétique pour préparer l'après-pétrole, réduire le
réchauffement climatique, faire monter les énergies renouvelables et
diminuer progressivement notre dépendance au nucléaire. Nous avons
besoin, là encore, d'inventer des politiques.


La transition écologique pour reconvertir nos bâtiments, isoler nos
logements, stocker l'énergie, inventer les véhicules électriques. Cela tombe
bien : on les fabrique ici, à Cléon ! Transition pour renforcer l'économie
verte, l'économie de demain, mais aussi transition éducative pour
imaginer les nouveaux savoirs, les formations d'avenir, les pédagogies
nouvelles et lutter contre l'échec scolaire, qui ne doit pas être une fatalité,
un déterminisme, une punition.


Transition territoriale pour donner une confiance nouvelle aux collectivités
locales. Ce sera un nouvel axe de décentralisation que nous poserons.


Transition générationnelle pour assurer la solidarité entre les âges,
transmettre les expériences, faciliter l'allongement de la vie et, en même
temps, accueillir les jeunes. Solidarité entre les âges, c'est l'idée du contrat
de génération : permettre que les seniors puissent former les jeunes, partir
à la retraite dans de bonnes conditions et laisser les jeunes en contrat à
durée indéterminée venir dans l'emploi. Oui, belle idée de la transition.
C'est un beau projet : être des passeurs, des relais, des intermédiaires, des
liens entre les individus, les territoires, les générations.


« Lejaby, Photowatt : les sauvetages industriels par les
amis du Président »


« Depuis dix ans, ceux qui exercent les responsabilités dans notre pays ont
abandonné toute ambition industrielle pour y substituer une approche à
courte vue, des aides aux entreprises sans aucune contrepartie, des
annonces fracassantes sans lendemain, désespérant les ouvriers,
décrédibilisant la parole publique. Ai-je besoin de donner des exemples ?...
Et voilà que depuis quelques semaines, des sauvetages de circonstance
sont entrepris. On appelle à la rescousse des patrons amis. Tant mieux si
cela permet de sauver des emplois ! Mais, tout de même, est-ce logique ?
Est-ce là une réflexion durable ? Est-ce là une vision ? Est-ce là une
ambition ? Non, tout simplement un calcul! »


« Être un président qui incarne des valeurs »
« La campagne sera aussi celle des valeurs, dont le prochain président
devra être l’incarnation et le garant. (…)


La première de mes valeurs, c’est la vérité. (…) Sans la vérité, il n’y a
pas de démocratie. (…) Je dirai la vérité, même si elle est difficile à
entendre, et d’abord que nous ne pourrons pas tout faire, que nous ne
pourrons pas tout promettre, que le début de notre quinquennat sera
difficile, qu’il sera marqué par l’effort, mais dans la justice. (…)Le chemin
que je montre est exigeant, mais au bout il y a le rétablissement de
l’économie, il y a la solidarité financière et il y a les droits des citoyens
étendus. »


« La deuxième valeur que je porte, c’est le travail. Mais où est le respect
du travail quand trois millions de nos concitoyens sont au chômage ?
(…) Eh bien je vous le dis, le travail doit être réhabilité, et nous y mettrons
bon ordre. »


« Ma troisième valeur, c’est la justice. L’âme de la République, c’est
l’égalité. La solidarité n’est pas l’assistance ! (…) Moi, je ne stigmatiserai
pas le chômeur en disant qu’il est responsable de sa condition. (…) Je vais
vous dire une chose toute simple, c’est que la France n’est forte que si elle
est juste. Si elle n’est pas juste, c’est là qu’elle s’affaiblit, c’est là qu’elle
s’amoindrit. »


« Le respect. Le respect des institutions, partout et pour tous, et d’abord
pour le chef de l’Etat, qui doit donner l’exemple. (…)Les partenaires sociaux
seront considérés, leur rôle sera même précisé dans la Constitution. (…)Le
respect, c’est aussi celui d’avoir des lois qui s’appliquent partout, et le droit
à la sécurité qui doit être reconnu. (…)Nous augmenterons les effectifs de
Police et de Gendarmerie. Nous les répartirons sur le territoire
différemment, là où il y a effectivement le plus de besoins. »


« La dignité humaine. C’est elle qui nous fera engager une grande
politique du logement et du logement social, parce qu’il est inacceptable de
ne pas avoir un toit, de ne pas vivre décemment, de ne pas pouvoir fonder
une famille, ou pour un jeune de ne pas pouvoir connaître l’autonomie ou
l’indépendance ».


« Et la plus haute, la plus belle de nos valeurs, celle qui les résume et
qui les englobe toutes, c’est la République. Une République unie. Une
République laïque, parce que la laïcité est la valeur qui protège et qui
libère. J’ai proposé d’inscrire les principes de la loi de 1905 dans la
Constitution, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de doute sur nos intentions,
dans le respect de la liberté de conscience, de la liberté religieuse. »

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