Essence : Hollande (PS) pour une stabilité des prix pendant l'été
François Hollande, candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle, a appelé lundi à Marseille à "une stabilité du prix" de l'essence pendant l'été et à ce que "l'Etat baisse la TIPP pour qu'il n'y ait aucune recette supplémentaire gagnée sur le dos des usagers de l'automobile".
"Nous sommes dans une période où les Français vont utiliser leur voiture pour aller en vacances et en revenir, il faut qu'il y ait une stabilité du prix pendant cette période", a-t-il affirmé à la presse
"Je propose deux choses: la première, c'est que le gouvernement puisse bloquer la marge distributeur pendant cette période estivale (...) parce que c'est un élément de pouvoir d'achat des familles", a-t-il détaillé.
"Il y a une TVA sur le prix à la pompe donc à chaque fois que le prix à la pompe progresse (..) c'est une bonne nouvelle pour l'Etat puisqu'il va y avoir une recette de TVA supplémentaire. Je dis que ce n'est pas juste, ce n'est pas normal, il faut que l'Etat ne gagne rien lorsque la hausse du prix de l'essence est décidée", a-t-il affirmé.
Sa seconde proposition est un appel à l'Etat à "baisser le niveau de la TVA ou plus exactement à baisser la TIPP pour qu'il n'y ait aucune recette supplémentaire gagnée sur le dos des usagers de l'automobile".
Les prix des carburants en France sont repartis à la hausse la semaine dernière, regagnant environ 2 centimes parallèlement à la remontée des cours du pétrole. Cette hausse des prix à la pompe, au moment où les Français partent en vacances, intervient en pleine polémique. Samedi, le PDG de Total, Christophe de Margerie, a annoncé que le groupe pétrolier allait répercuter à la pompe les récentes progressions des prix du brut.
Dès dimanche, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, est monté au créneau pour exiger "une transparence totale" sur les décisions des pétroliers. "Quand le pétrole augmente, les prix augmentent aussitôt. Quand le pétrole baisse, ça met toujours plus de temps", a-t-il déploré. Plusieurs réactions à gauche, notamment celle de Benoît Hamon et de Ségolène Royal, ont fustigé les compagnies pétrolières.