"Ce rêve nous voulons le partager avec toi" - Intervention de Pascal Deguilhem, Député de la 1ère circonscription de la Dordogne

Publié le par repondre à Gauche 62

 

 

Chers amis, cher François,

 

Merci d'être là en cette fin de mois de mai qui se prend pour un début août!

Avec le mois de mai c'est le retour des festivals, des fêtes votives, des rassemblements populaires, des vides greniers (on pratique beaucoup le vide- grenier dans ce département!). Et il faut bien le dire toutes ces animations auront bénéficié d'un temps plutôt favorable.

Donc de nombreuses occasions pour nos concitoyens de sortir : dans la rue, sur la place, autour d'un verre ou pour donner de leur temps à la vie de la cité.


J'aime bien ces moments où l'on peut croiser tous les publics, électeurs ou pas, même si cela rend la gestion du temps un peu compliquée du fait du grand nombre d’événements aussi incontournables les uns que les autres.


En conséquence on croise beaucoup de gens et on discute ... forcément !

On évacue la météo et les événements locaux puis généralement après on dit ce qui ne va pas !

Je ne sais pas si ce qui m'est dit peut avoir valeur de thermomètre de l'opinion.

Mais si c'est le cas, alors ce que nous disons, nous socialistes, est largement confirmé par une forte majorité de nos concitoyens, ici en Dordogne.

Le sentiment d'injustice est profondément ancré et il s'exprime sans détour.

L'injustice sociale d'abord, pour beaucoup vécue au quotidien.


C'est le petit fils qui galère pour décrocher son premier job ! C'est sa condition insupportable de salarié à temps très partiel, c'est le dentiste qu'on ne verra pas alors qu'on en a bien besoin, c'est la disparition du bureau de poste, bien utile pourtant, c'est le licenciement des derniers salariés de la chaussure en vallée de l'Isle quand les actionnaires du groupe se voient attribuer des dividendes confortables…


Et puis que me disent-ils d'autre mes concitoyens que je rencontre, une fois qu'ils m'ont dit tout le bien qu'ils pensent de l'actuel Président de la République et de la politique conduite par son gouvernement.

Ils me disent ... alors vous les socialistes, que faites vous pour nous, c'est difficile, qu'attendez vous !?

Je leur confirme que nous sommes dans l'opposition, qu'il y a le calendrier des rendez vous démocratiques.

Mais l'impatience est grande ! Le rejet de Nicolas Sarkozy est profond, ils ne veulent plus le voir, parce qu'il leur a fait du mal, ils veulent voir une autre tête. Quelqu'un qui les rassure, qui dise des choses socialement acceptables, réalistes et porteuses d'espoir ... quelqu'un qui les respecte !


Je leur parle du projet, de notre projet pour 2012, mais ces échanges rapides limitent le débat.

L'intérêt est marqué pour nos propositions : la justice fiscale, l'investissement productif plutôt que la rente et les rémunérations démesurées, l'égalité d'accès aux services publics, le rassemblement des Français plutôt que l'exclusion et la stigmatisation, la réhabilitation du service public d'éducation....


Bref notre projet, que beaucoup ici connaissent.

Mais le projet n'a pas de visage, c'est un bien commun et il doit être incarné par un Président de la République !


Alors je leur parle de toi, François, du Premier secrétaire du Parti Socialiste pendant une décennie comme du Président du Conseil Général, élu en Corrèze depuis plus de 20 ans. Je leur dis tout le bien que je pense de François Hollande candidat à l'élection présidentielle, porteur d'une véritable ambition pour notre pays, dans l'Europe et dans le monde, une ambition pour que les Français vivent mieux demain qu'aujourd'hui. Les Français veulent qu'on s'occupe d'eux, les plus délaissés sans aucun doute mais aussi toutes celles et ceux qui ne sont pas les privilégiés d'un système qui a abîmé notre socle républicain et qui de ce fait n'a que trop duré.

La jeunesse, une trop grande partie de notre jeunesse est sur le bord de la route de notre avenir commun, tu as choisi d'en faire ta priorité, c'est à la fois une exigence et une obligation morale. Non seulement j'y souscris pleinement car ton engagement d'agir sur tous les leviers : éducation, logement, santé, formation, accès au premier emploi est à la fois cohérent, responsable mais parce que c'est indispensable.


J'aurais aimé parler de l'impérieuse nécessité de redonner confiance au monde de l'éducation, élément clé de la lutte contre les inégalités...... mais je dois conclure.

Ces derniers jours, de nombreuses personnes m'ont confié qu'elles étaient sensibles au fait que je soutienne ta candidature, beaucoup sont là ce soir. Ils apprécient l'homme et la démarche du candidat engagé sur le chemin d'un rêve à partager.

Ce rêve nous voulons le partager avec toi.

 

C'est pour cela que nous sommes à tes côtés !


Pascal Deguilhem

Député de la 1ère circonscription de la Dordogne

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Publié dans Actualités

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